22/04/2009

CHOCOLAT AIGLON - VERVIERS

Période Byon et Badot

C'est le 15 avril 1901 que Guillaume Byon se rend au Greffe du Tribunal pour déclarer adopter, pour son commerce de chocolat, la marque suivante : le portrait du "Duc de Reichstadt" dans la pièce "L'Aiglon" avec derrière lui, un aigle et à sa droite, les mots "CHOCOLAT L'AIGLON".
Le 1er février 1902, MM. Guillaume Byon, Lucien Badot, chocolatiers et Félix Ymart fondent une société "Byon et Badot" ayant pour but le commerce en gros de chocolat et la fabrication de crèmes. MM. Byon et Badot innovèrent en plusieurs domaines, laçant des chocolats à cinq centimes la grosse division, distribuent, trop généreusement, des échantillons à déguster. Ces manières ne plaisent pas à M. Ymart, qui les remercie. Celui-ci se retrouve avec une usine, une raison sociale, du personnel mais plus de chocolatier. Le 24 septembre 1904, la chocolaterie Byon et Badot, usine électrique et à vapeur, qui était aussi agent de la maison "Tobler" (Suisse), cesse ses activités.
Elle est reprise par Lambert Grivegnée qui conserve la marque "L'Aiglon"


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Période Lambert Grivegnée

Lambert Grivegnée fait ses études à l'Athénée de Verviers. Au termes de celles-ci, il se rend à Bruxelles pour participer à un examen pour une place de fonctionnaire, ses bons résultats lui font obtenir un emploi à l'administration des postes et télégraphes. Il découvre le commerce du chocolat par l'intermédiaire de son frère cadet, employé à la chocolaterie Jacques. Suite aux contacts qu'il a avec M. Ymart, bailleur de fonds de Byon et Badot qui se trouve avec une chocolaterie sans chocolatier, Lambert Grivegnée demande à ses employeurs un an de congé sans solde et tente l'aventure.
26 septembre 1904, la Société L. Grivegnée & Cie, registre de Commerce Verviers n°4, est fondée. Son but est la fabrication et la vente des chocolats, crèmes et autres articles similaires. La nouvelle société a le droit de se servir des marques de l'ancienne firme Byon et Badot et de s'intituler successeur de celle-ci. L'outillage de la chocolaterie "L'Aiglon" réunit tous les derniers perfectionnements du genre. Au point de vue du fini, de la qualité et de l'arôme, les produits de la nouvelle firme peuvent donc rivaliser avec ceux de n'importe quelle maison belge ou étrangère.


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C'est sûrement à la même époque qu'est créée, sous le n°34, la qualité qui allait durer plus de cinquante ans "REGAL DES FEES". Deux saveurs sont distribuées vers les mêmes années ; "Mascotte" et "Nucta", présentées en petites tablettes, contenant des chromos d'une collectiopn intitulée "Histoires Merveilleuses des mille et Une Nuits".
Toujours à la recherche de nouveaux produits et suivant le but de l'entreprise de créer de nouvelles crèmes, Lambert Grivegnée dépose, le 5 août 1907, un brevet d'invention pour un procédé de fabrication de sucre fondant aux fruits naturels confits pour intérieur de chocolat.
Particiaption à l'Exposition des Arts et Métiers de Verviers en 1908.
Le 18 octobre 1908, une partie des bâtiment de la chocolaterie s'effondre, le sinistre ne fait aucune victime, cela ne suspend pas longtemps la production.
Après le décès de Félix Ymart, Lambert Grivegnée devient le seul maître de l'entreprise
A l'Exposition Internationale de Buxelles de 1910, La Chocolaterie l'Aiglon occupe un stand où l'on peut déguster le "chocolat des Petits Princes".
1912-1913, déménagement de la chocolaterie dans de nouvelles installations rue de la Chapelle à Hodimont.
Mars 1913, création de la marque "Postala"
Le 23 juin 1917, la Société L. Grivegnée et Cie est dissoute et complètement liquidée. L'entreprise continue et va devenir, après la geurre la Chocolaterie "L'AIGLON" L. Grivegnée, Verviers. Lambert Grivegnée, fabricant à Hodimont-Verviers, en devient le propriétaire. Aux marques anciennes viennent s'ajouter de nouvelles qualités : c'est ainsi qu'est créé, avec des cacaos venant du Vénézuéla et de l'Equateur, un nouveau chocolat à croquer (n°36) baptisé "Aiglon Velours".


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Le 10 juillet 1935, un nouveau bâton voit le jour, sa composition réunit en trois couches: chocolat fondant, chocolat au lait et une délicieuse crème aux noisettes. Le mot "Triplex" est déposé et va être, quatre ans plus tard, la base d'une importante campagne publicitaire. En 1939 un grand concours est organisé. Neuf voitures "sport" sont à gagner pour toutes la Belgique, une seule question et une seule réponse : "combien de bâtons Triplex peut-on aligner bout à bout pour couvrir en ligne droite la distance Ostende - Arlon ?". Droit de participation par réponse envoyée est de 25 emballages "Triplex". La réponse était 5.976.962 bâtons. Un deuxième concours aura lieu en 1949/50, cette fois doté de deux autos.


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  • 1 - PUB Triplex
  • 2 - Emballage Triplex
  • 3 - Résumé du Grand Concours Triplex 1939

Le C.C.C. (Club Chocolat Aiglon) voit le jour en 1938 et  le 1er mars 1939, parait le premier numéro du journal du club.


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  • 1 - Carnet de membre du "CLUB CHOCOLAT AIGLON" et une double page intérieure
  • 2 - Journal du "CLUB CHOCOLAT AIGLON" 1er décembre 1939 - N°8

Avec la venue sur le marché du bâton au format que nous lui connaissons encore actuellement, va naître la possibilité d'y glisser des chromos imprimés sur un papier plus léger. La concurrence entre les chocolatiers belges n'est pas seulement basée sur la qualité des produits, mais aussi sur les thèmes pris pour leurs collections.


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  • Pub de 1949

1942, fabrication du "chocolat des écoles".
Agé de 76 ans, dont 43 années au service de sa chocolaterie, M. Lambert Grivegnée décède le 7 septembre 1947. Robert Grivegnée, formé par son père et par des stages faits en Angleterre et en Allemagne, lui succède à la direction de l'entreprise.
C'est en janvier 1949 que paraît le premier numéro d'un magazine mensuel intitulé "L'aiglon". Entre Janvier 1949 et décembre 1950, dix huit numéros de ce magazine seront expédiés aux membres. A partir de janvier 1951, c'est dans le journal "Spirou, journal des jeunes" que le C.C.A. aura chaque semaine sa chronique.
Le 10 avril 1953, la chocolaterie Aiglon dépose au tribunal comme marque lui appartement la dénomination "L'AN 2000". 130 images, format 8x11cm dont 24 forment 4 puzzles de 6 vignettes, sont destinées à un album du même nom. Les dessins sont de Goetgeluck Léon (1904-1983) et le sujet : anticipation et réalisations utopiques (plus de 50 ans après, certains projets sont plus que réalistes).


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  • Album chromos "L'An 2000" - couverture - page 1 - 4ième de couverture

1952, lancement d'un nouveau bâton de chocolat, le "Post Aiglon".
En fin d'année 1955, la chocolaterie Aiglon cesse ses activités de fabrication. La firme Victoria de Bruxelles continue à produire les qualités les plus connues et rentables, tandis que la chocolaterie Clovis en devient le gestionnaire. Celle-ci régit le Club Chocolat Aiglon ainsi que les albums, primes. Les machines de Verviers vont partir pour l'Afrique. C'est la même année que Victoria, Aiglon et Parein décident de créer au Congo Belge une nouvelle société. Elle s'installera à Elisabethville sous le sigle V.A.P. ...


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  • 1 - Facture de 1948
  • 2 - Facture de 1949
  • 3 - Facture de 1951

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  • 1 - PUB pleine page de 1934 parue dans le Patriote Illustré
  • 2 - "Vieux Village", chaque scène constitue un petit tableau, les 68 découpés forment un tableau en relief représentant "Le jour du marché". L'ensemble couvre une surface de 1 m 25 sur 1 m.

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--> Voir Chocolaterie Aiglon sur la page consacrée à l'exposition "Le Chocolat" Verviers 2003



L’historique très réduit est tiré du livre
 
IMAGES DE MARQUES de Charles PIRARD,
100 ans d’histoire du chocolat verviétois.
 

Une bible pour les connaisseurs.
Toutes informations susceptibles de compléter mes propos sont les bienvenues.