16/06/2017

LE CHOCOLAT BELGE N'A PAS DE LABEL !

Le chocolat belge n’a pas de label !

«Le chocolat bas de gamme à la Grand-Place, une mauvaise pub»

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Artisanal ou industriel, difficile de s’y retrouver pour le touriste qui veut ramener du chocolat belge chez lui.

Le chocolat belge est reconnu dans le monde entier. Il n’existe pourtant pas de label de qualité pour le «made in Belgium ».
Entre les petits œufs et les poules en chocolat, Pâques, c’est une très grosse période pour les chocolatiers. La deuxième tout juste derrière les fêtes de fin d’année, confirme le chocolatier Jean-Philippe Darcis.
L’industrie du chocolat vaut son pesant de cacahuètes en Belgique: on en produit 730.000 tonnes par an et c’est un marché qui vaut près des 3,36 milliards d’euros, selon les estimations de L’Association Royale Belge des Industries du Chocolat, de la Praline, du Biscuit et de la Confiserie, en abrégé Choprabisco.

La Belgique est (re)connue mondialement pour son chocolat et le ballotin de pralines fait bien souvent partie des souvenirs que les visiteurs étrangers ramènent dans leur valise. Mais comment savoir s’ils ramènent du «vrai » chocolat belge et s’il est de qualité? C’est compliqué parce qu’il n’existe aucune réglementation et tout le monde peut écrire «chocolat belge» sur ses produits.
Une mauvaise pub à l’étranger

Jean-Philippe Darcis lui, voudrait bien une réglementation claire: «Parce qu’il y a chocolat et chocolat. Autour de la Grand-Place à Bruxelles, par exemple, il y a certains magasins pour touristes qui vendent du chocolat bas de gamme. Et ça ne fait pas vraiment une bonne publicité à l’étranger. La mention "chocolat belge" est employée à des fins de marketing. C’est quoi du chocolat belge? Du chocolat fabriqué en Belgique? Vendu en Belgique? Il n’y a aucune législation, alors tout le monde peut faire n’importe quoi! ».
Parce que l’image à l’étranger, il y tient, lui qui a deux boutiques en Asie: «La réputation du chocolat belge est quelque chose qui rassure les consommateurs étrangers». Encore faut-il faire la différence entre l’artisan et l’industriel. «Il y a beaucoup d’entreprises, surtout en Flandre», poursuit-il, «qui n’ont pas de boutique et qui exportent tout. C’est de l’industrie. Mais ce sont aussi des chocolatiers. C’est malheureux pour les artisans qu’il n’y ait pas de législation par rapport à la qualité.»

100% beurre de cacao

Pourtant, on a bien essayé en Belgique de lancer un label de qualité, appelé Ambao. C’était peu après la décision de l’Europe, en 2000 d’autoriser l’utilisation de matières grasses végétales autre que le beurre de cacao (à hauteur de 5% au maximum du produit fini). Mais ce n’est pas si simple de concilier des attentes des industriels et des artisans en un seul label clair pour le consommateur. Et Ambao a disparu.
Alors en attendant la mise en place d’un label de qualité pour le chocolat belge, pour faire votre choix, préférez les artisans ou vérifiez que la mention (obligatoire) 100% beurre de cacao figure bien sûr l’emballage.

 

 

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Toutes informations susceptibles de compléter mes propos sont les bienvenues.


Sources : Accueil Lifestyle - samedi 19 avril 2014 07h00 - Audrey VERBIST - L'Avenir


 

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